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La colombophilie ne fait plus son nid

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À Roncq, l'association colombophile compte une trentaine d'adhérents.

Le pigeon qui avale les kilomètres à vitesse grand V pour retrouver sa dulcinée fascine toujours autant les colombophiles chevronnés. Mais la tradition peine à séduire la jeune génération. Rencontre avec d'intarissables passionnés du club Roncq/Halluin.


Nous sommes à Roncq, à l'arrière d'un bâtiment municipal rue de la Latte. C'est dans cet endroit presque caché que les 30 colombophiles du club Roncq/Halluin se donnent rendez-vous. Aujourd'hui, c'est un jour un peu spécial : celui du grand départ. Ceux qu'on appelle les coulonneux arrivent chacun leur tour avec leurs champions. Certains sont accompagnés d'une poignée de volatiles, d'autres d'une centaine ! Au total 600 pigeons sont contrôlés par Bernard, président de l'association Roncq/Halluin, puis regroupés dans une camionnette. Direction la banlieue parisienne où ils seront lâchés avec 2 400 congénères des autres clubs de la région. Plus reviendront rapidement à leur pigeonnier, mieux ils seront classés.
Pour les colombophiles c'est le début d'une interminable attente. Ils vont guetter, presque jour et nuit, le retour de leurs protégés au bercail. Louis a beau avoir une vie d'expérience, il redoute le moment. « On patiente, glisse-t-il. Tu mets le pigeon dans le panier, tu ne sais pas s'il va revenir. Il peut se prendre un fil à haute tension. » La tradition veut que ce genre de mésaventure arrive toujours aux meilleurs oiseaux. « Mais s'il revient blessé, je sais le recoudre. Un pigeon c'est très dur ». Les animaux au sens de l'orientation fascinant qui volent à 120 km/h pour retrouver leur femelle n'ont plus de secrets pour le Bousbecquois de 66 ans. Depuis sa jeunesse, il les nourrit, les chouchoute, les entraîne et les sélectionne. D'un côté ceux qui concourent. De l'autre ceux qui finiront à la casserole.


La passion est intacte pour le retraité, mais la tradition, elle, est en voie de disparition. « Avant, à Bousbecque, il y avait cinq colombophiles dans la rangée de maison, c'était le plaisir du dimanche, raconte Louis. Maintenant on est plus que trois dans la Ville.
 » À côté, Jean-Pierre est lui aussi un mordu. « On calcule, on est stratégique, on se demande quel pigeon il faut jouer, apprécie-t-il. C'est le plaisir de le voir revenir, de gagner ». Pour lui aussi la colombophilie bat de l'aile. La tradition traversera-t-elle les époques ? « Non », estime le Linsellois de 60 ans qui a une explication toute faite : « Dites à votre femme demain que vous allez jouer au pigeon... » La colombophilie est en effet aussi passionnante que dévoreuse en temps et en argent. « Hygiène, nettoyage, vaccination, soins... Celui qui veut des résultats doit être omniprésent », souligne Bernard qui n'a plus le temps de jouer. « Je suis un président administratif, explique-t-il. Mon plaisir, c'est de voir mes copains gagner. C'est aussi une ambiance. Il y a de la convivialité, des échanges parfois piquants ! » Louis est aussi pessimiste malgré des tentatives pour séduire les jeunes.
« Le mode de vie a changé. Les gens n'ont plus le temps. » Jean-Pierre, venu avec son petit fils ajoute des raisons techniques. « Maintenant pour installer un pigeonnier, il faut l'accord de tout le lotissement ! », témoigne-t-il. LPreuve que les pigeons n'ont plus un nid aussi douillet qu'avant.



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