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Les Circovirus

Les Circovirus

Zsolt Talaber

Il s'agit d'un problème très significatif qui, dans de nombreux endroits, n'a pas encore été reconnu, et qui est susceptible de causer d'énormes problèmes au pigeon voyageur, tant à court qu'à plus long terme.

Histoire

Les maladies causées par le circovirus sont connues depuis longtemps chez les poulets et les espèces de perroquet. La Circoncise a été découverte chez les pigeons au Canada en 1986. Il a été diagnostiqué en France trois ans plus tard, puis, dans certains états des États-Unis
.
Chez les poulets le virus provoque une anémie, tandis que chez les espèces de perroquets les principaux symptômes sont des troubles dans la formation du plumage et du bec. Ces dernières années, cependant, le circovirus a été trouvé chez d'autres espèces d'oiseaux, notamment les pigeons. Il est probable que l'infection des pigeons avec le circovirus est beaucoup plus répandue que nous l'estimons , parce que le circovirus, en tant que cause ou comme catalyseur de maladies très graves, ne donne pas de symptômes spécifiques et ainsi sa présence passe le plus souvent inaperçue.

Transmission

Il est probable que le virus se transmet principalement par voie fécale. Bien qu'il puisse être présent dans les sécrétions nasales ou de la gorge des pigeons infectés, sa transmission par l'eau potable ou via l'air n'est pas encore prouvée. Il n'est pas non plus clairement établi quelles espèces d'oiseaux sauvages sont infectées par le virus et dans quelle mesure et avec quelle intensité ils le rejettent dans l'environnement. Les circovirus sont généralement très résistants à la chaleur et aux divers désinfectants, et leur éradication nécessite beaucoup de soin.

Dommages

Chez le pigeon, le circovirus attaque et détruit les cellules des organes lymphoïdes (la rate, le thymus, la bourse de Fabricius), qui font partie du mécanisme de défense de l'organisme, et ce virus ressemble au VIH qui conduit au SIDA chez l'homme. Ensuite, le système immunitaire est affaibli et n'est plus capable de lutter contre d'autres pathogènes et donc un spécimen infecté par le circovirus peut en théorie tomber malade de tout autre agent pathogène; en effet, même les microbes inoffensifs peuvent l'attaquer.

Le virus présente essentiellement un danger pour les jeunes oiseaux qui ont moins d'un an. Au delà de l'âge d'un an, les pigeons deviennent plus résistants, parce qu'ils développent une immunité âge-dépendante. (La raison en est que d'un groupe de glandes lymphatiques, la bourse de Fabricius, dans lequel le virus serait capable de multiplication s'atrophie de façon naturelle avec l'âge.)

Il a également été suggéré que les spécimens plus âgés dans de nombreuses colonies avaient déjà survécu à l'infection par le circovirus, qui pour une raison quelconque, n'avait pas été reconnu à l'époque, par exemple si la maladie était d'intensité légère, ou si la cause du décès n'avait pas été établie. Les oiseaux plus âgés qui ont survécu à l'infection ont probablement développé une protection efficace contre elle, et ont donc été épargné si l'infection devait avoir attaqué une seconde fois la colonie.

Symptômes

Il n'est pas facile de reconnaître l'infection par le circovirus dans les colonies de pigeon car les symptômes peuvent varier dans un spectre très large, spécialement si d'autres agents pathogènes accompagnent l'infection. Ces pathogènes qui occasionnent cette attaque secondaire peuvent être des bactéries, des virus, des parasites, des champignons, ou une combinaison de ces éléments. Donc, nous devrions commencer à soupçonner les dommages causés par le circovirus si un certain nombre de maladies montrent leur tête dans le colombier en un court espace de temps, et cela est particulièrement suspect s'il ne s'agit que de l'atteinte de jeunes oiseaux.

Dans les cas graves et aigus, les oiseaux perdent l'appétit, deviennent léthargiques, et meurent en quelques jours. Dans les cas moins aigus, la léthargie est accompagné par de la diarrhée et une perte de poids, puis les oiseaux deviennent incapables de voler, et seulement alors ils meurent. Un autre symptôme commun est la présence de difficultés respiratoires, accompagnées d'un écoulement nasal. Dans les cas prolongés, lentement mais sûrement, les pigeons deviennent de plus en plus maigres. Tous ces symptômes peuvent s'accompagner de diarrhées, dont la nature est également variable: elle est souvent faite d'un mucus gélatineux vert-brun, mais elle peut aussi être aqueuse. En plus de cela, des infections secondaires ou tertiaires peuvent signifier en théorie que les symptômes caractéristiques de toute autre maladie peuvent également apparaître.

Traitement

Comme les virus ne sont pas touchés par les antibiotiques, nous ne pouvons combattre le pathogène directement. Le plus important est d''assurer des dispositions optimales pour les pigeons, l'amélioration générale de leur force, l'administration de vitamines adéquates, et de soutenir le système immunitaire de toutes les manières possibles.

En outre, nous devons traiter les maladies causées par les infections secondaires inévitables avec les médicaments concernés, et ce, aussi rapidement et aussi précisément que possible. Par précision, nous entendons administrer la dose exacte de médicament de façon ciblée, comme nous devons faire également tout notre possible pour protéger un système déjà instable d'un antibiotique qui est souvent choisi de manière arbitraire (et donc inefficace), et/ou donné en trop grande dose.

Dimethylglycine (Vitamine du groupe B )

C'est un agent qui mérite une mention spéciale comme médicament qui est récemment devenu populaire et apprécié de façon élogieuse. C'est un composé qui interagit avec le métabolisme de l'oiseau en de nombreux points. Son efficacité a été également observé dans le cadre du traitement d'autres maladies infectieuses, et il est particulièrement évident dans le cas de circovirose. Utilisés selon les instructions, il a contribué à guérir d'innombrables cas apparemment désespérés.

La Dimethylglycine est particulièrement utile dans le traitement des maladies dues au circovirus, car il n'y a qu'une gamme limitée de médicaments qui sont véritablement efficaces.

Nous pouvons aussi nous aider de produits contenant des vitamines et des oligo-éléments, et de produits qui apportent un soutien direct au système immunitaire à partir de composants actifs. Ainsi, par exemple, des immunoglobulines, des anticorps « invités » importés dans le corps du pigeon, peuvent avoir un bon effet. (Voir le chapitre IV du livre pour plus de détails.)

Prévention

À l'heure actuelle il n'existe encore aucun vaccin spécifique contre la circovirose, et donc nous devons attendre avant de pouvoir assurer une protection active pour nos pigeons. Il est probable qu'un vaccin efficace soit disponible tôt ou tard - comme cela s'est produit dans le cas des paramyxovirus - mais il est difficile de deviner quand ce sera le cas. Si on regarde le succès de la recherche sur un vaccin pour un virus semblable au VIH, nous avons peu d'excellentes raisons d'être optimiste. (Si pas toujours possible que ce soit justement de l'expérience de la lutte contre le circovirus chez les pigeons qui aideront une percée dans la lutte contre le VIH.)

Malheureusement, la nature même de la colombophilie rend inévitable le fait que nos pigeons rentrent en contact avec des spécimens infectés et contractent le circovirus. Jusqu'à ce qu'un vaccin soit mis en circulation, la seule chose que nous pouvons faire est de mettre en œuvre des règles de prévention des épidémies de manière aussi complète que possible pour prévenir, ou au moins retarder, une infection de notre colonie, en accordant une attention particulière aux pigeons qui ont moins d'un an.

Note

Dans de nombreux pays il n'y a toujours pas de données réelles sur l'incidence du circovirus dans les colonies de pigeons. Il est probable qu'une enquête exhaustive donnerait des résultats aussi surprenants que ceux trouvés en Écosse. Le virus a été identifié en 1994, et un programme de recherche récente a étudié les oiseaux de 17 colonies. Les résultats ont été catastrophiques: dans 14 cas sur 17, les colombiers se révélèrent être infecté par le circovirus.

Le tableau général n'est peut-être pas tout à fait aussi tragique, mais nous devrions certainement supposer que l'infection par le circovirus a un effet très négatif. Comme c'est le système immunitaire que le virus endommage, un spécimen touché, même s'il ne semble pas malade, va mal réagir à la vaccination usuelle, voir pas du tout. Pour cette raison, si par exemple nous étions amener à vacciner un pigeon infecté par le circovirus contre la paramyxovirose, la vaccination ne sera pas réussie: aucune protection ne se développerait contre la paramyxovirose, du fait que le système immunitaire endommagé est incapable de fournir une réponse immunitaire normale au vaccin contre la paramyxovirose. Cela est vrai aussi pour d'autres vaccinations et c'est pourquoi les amateurs (et parfois les vétérinaires) sont souvent confus quand une colonie qui a été vacciné à plusieurs reprises de manière appropriée devient cependant malade avec par exemple de la paratyphose.

La situation est grave. En tout cas, voilà encore une preuve que nous ne pouvons pas protéger efficacement la santé de nos colonies de pigeon avec des médicaments et des vaccins seuls. En lien avec les infections à circovirus, nous pouvons dire aussi que les méthodes traditionnelles de protection semblent reprendre de la valeur: la prévention des épidémies, un niveau uniforme et élevé d'hygiène, le maintien des oiseaux dans un environnement sans stress avec une nourriture complète qui, tous, garantissent que le système immunitaire se maintiendra à un niveau élevé.

Nous devons par tous les moyens assurer des mesures strictes de prévention des épidémies de sorte de protéger les jeunes oiseaux contre l'infestation au moins jusqu'à ce qu'ils aient reçu les vaccinations les plus importantes (plus précisément, jusqu'à ce que celles-ci aient pris leur effet), car après toute infection possible par le circovirus il ne sert à rien de vacciner contre d'autres maladies.

C'est pourquoi la vaccination contre le paramyxovirus doit être faite dès que possible, lorsque les pigeons sont âgés de trois semaines! En théorie, on peut vacciner contre la paratyphose dès l'âge de quatre semaines, mais cela dépend bien sûr d'un certain nombre de facteurs, notamment le vaccin utilisé et de quand à lieue la vaccination contre la paramyxovirose.          

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