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Ma Passion : Les Pigeons Voyageur et un passionné de la Race CASAERT M&G et CASAERT-SENECHAL

La prophylaxie de vos pigeons

Les colombophiles ont coutume de dire que la saison commence à la fin du dernier concours de la saison précédente. Je crois que cet adage s’applique non seulement à la sélection des pigeons (voyageurs et reproducteurs) sur les résultats des concours mais aussi à la prophylaxie de la colonie, c'est-à-dire à l’ensemble des traitements à appliquer pour permettre aux pigeons de se présenter dans les meilleures conditions la saison suivante.
Dans une colonie dite « ouverte », c'est-à-dire qui participe aux concours, aux expositions et qui achète ou échange des oiseaux, les pigeons sont inévitablement soumis à des agressions du milieu extérieur dans les paniers ou par les nouvelles recrues et les retardataires. C’est pourquoi je pense qu’il est indispensable de procéder à des traitements annuels ou semestriels afin de tenir en respect les principales maladies virales, bactériennes et parasitaires que sont : la paramyxovirose, l’adénovirose, la variole, la paratyphose, les vers (ascaris et capillaires), la coccidiose et la trichomonose.
Au cours du mois d’août, avant d’hiverner les pigeons et pour les « mettre au propre », en particulier si vous envisagez de leur faire élever des tardifs, il me semble nécessaire de profiter de la couvaison pour vermifuger l’ensemble de la colonie puis pour réduire le niveau de contamination en matière de coccidiose et de trichomonose par un traitement approprié. Les préparations actuelles proposées dans le commerce et qui permettent de traiter l’ensemble de la colonie par l’eau de boisson me semblent les plus fonctionnelles. Certaines d’entre elles peuvent être cumulées dans le même abreuvoir. Je réserve pour ma part les traitements individuels par comprimé à toutes les introductions de pigeons (retardataires, nouvelles acquisitions) qui surviennent après les 3 cures que nous venons de citer.
En dehors de maladies déclarées et pour lesquelles il faut faire appel au vétérinaire, je laisse ensuite les pigeons sans aucun traitement jusqu’à l’année suivante. C’est la meilleure façon de leur faire développer leurs propres défenses immunitaires, contre les maladies respiratoires en particulier. Seuls les tardifs doivent être vaccinés contre la paramyxovirose avant la fin de l’année. Si l’on recommande le plus souvent de vacciner les jeunes au sevrage (ce qui est un moyen mnémotechnique pour ne pas oublier) je préfère pour ma part attendre encore 2 ou 3 semaines afin que la bourse de Fabricius soit bien développée et que leur système immunitaire soit plus réceptif au vaccin, donc plus à même de développer des anticorps.
N’élevant pour ma part aucun jeune d’hiver, la saison commence pour nous par les accouplements de début février. Le mois de Janvier est donc consacré aux vaccinations de l’ensemble de la colonie (veufs, yearlings et reproducteurs). C’est la période idéale car il fait froid, les pigeons sont au repos et il se passera plus de 3 semaines avant la naissance des premiers jeunes ce qui va permettre d’optimiser la qualité du colostrum. En effet, avant d’être en mesure de produire leurs propres anticorps, les jeunes animaux reçoivent de leurs parents une certaine quantité d’anticorps par l’intermédiaire du colostrum. Cette immunité dite « passive » va leur permettre de se défendre contre les agressions du milieu pendant les premiers jours de leur vie. La qualité du colostrum sera d’autant meilleure que les parents ont eux-mêmes été récemment vaccinés. J’utilise pour ma part le colombovac PMV / Pox afin d’associer la paramyxovirose et la variole en une seule injection. Pour les pigeons (yearlings et jeunes reproducteurs) qui n’ont jamais été vaccinés contre les salmonelles, je procède avec un écart minimum de 3 semaines à une seconde vaccination contre la paratyphose.
Si les pigeons ont été hivernés dans des volières extérieures sans caillebotis, dans des colombiers paillés ou en semi-liberté, il y a un risque à ce que les pigeons se soient recontaminés par l’un ou l’autre parasite intestinal. C’est pourquoi il me semble préférable de profiter de la première couvaison pour revermifuger les pigeons et pour effectuer le second traitement annuel contre la coccidiose. C’est l’assurance d’avoir des jeunes qui pousseront bien, sans être contaminés au nid par leurs propres parents au moment de la régurgitation des repas.
Les femelles seront retirées avant leur seconde ponte afin de laisser les veufs terminer seul l’élevage de l’unique pigeonneau qui leur a été donné d’élever. Les premiers entraînements, voire les premiers concours seront joués sur cette position de nid au cours de laquelle les pigeons pourront être traités contre la trichomonose afin de leur permettre d’atteindre les premières grandes échéances (concours fédéraux et interrégionaux) dans les meilleures conditions. Les jeunes profitent indirectement de ce traitement avant d’être sevrés par l’eau de boisson que va régurgiter le veuf à son jeune. De leur côté, les reproducteurs reçoivent le même traitement à la même date alors qu’ils terminent leur seconde couvaison.
La première tournée de jeunes ainsi sevrée peut intégrer le colombier de pigeonneaux en pleine forme. Comme dans tout rassemblement d’animaux ou toute constitution de cheptel (surtout s’il y a quelques introductions de pigeonneaux extérieurs), il ne faut pas attendre les premiers signes de maladie respiratoire ou les premières pertes de pigeonneaux pour se soucier de leur santé. Comme nous l’avions testé avec succès lors du Trophée 2000, je réduis la contamination des pigeonneaux par un traitement antibiotique à large spectre contre les maladies infectieuses avant de procéder à leur première vaccination contre la paramyxovirose. Un rappel de vaccination un mois plus tard couplé à la première vaccination contre les poquettes (variole colombine) semble efficace pour protéger les jeunes qui seront joués l’année de leur naissance.
La trichomonose étant le principal agresseur de nos jeunes et de nos veufs dans les paniers de voyage, des rappels anti-trichomonose seront effectués au cours de la saison des concours en profitant des week-ends de repos. Il est bien entendu indispensable de toujours traiter les femelles de veufs en même temps que leurs partenaires car elle sont sujettes à toutes les contaminations lors du retour des concours et feraient perdre toute efficacité aux traitements si elles étaient négligées. Les pigeons étrangers et les retardataires seront toujours isolés et remis » au propre » par des traitements individuels avant de réintégrer un plancher de veufs en pleine santé.
L’application de ces quelques principes qui représentent un plan de prophylaxie de base est pour moi le meilleur moyen de lutte contre l’adénovirose, maladie virale qui décime nos pigeonneaux et pour laquelle nous ne disposons encore d’aucun moyen de lutte efficace en dehors de la constitution d’une équipe de pigeons en pleine santé et à jour de ses vaccinations.



Nous profitons de cet article pour vous rappeler que chaque amateur doit impérativement remettre à son Président de société un certificat de vaccination contre la paramyxovirose. En l’absence de certificat, l’amateur se verra refuser l’enlogement de ses pigeons.

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